Projets

Pour une école sur les Hurtières: interview à "Intersections" (Avril 2018)

Alors qu’on parle beaucoup de regroupement de collectivités territoriales, de fusion de communes, il semblerait qu’on s’achemine vers la construction de deux groupes scolaires et l’agrandissement et la rénovation d’un troisième dans un périmètre assez restreint. Une école regrouperait St Leger avec St Alban d’une part, Epierre rénové accueillant St Pierre de Belleville, et St Georges d’ Hurtièrtes en construisant une, d’autre part. Comment en est-on arrivé là ?

Cette situation est en effet ubuesque, mais on verra que les raisons qui y ont amené sont cohérentes avec la politique  gouvernementale.

L’augmentation de la population de la communauté de Communes Porte de Maurienne, l’obligation d’avoir un service périscolaire, ont conduit à une réflexion  au niveau de l’existant, c’est à dire du RPI St Leger-St Pierre, de celui St Alban-St Georges, et de la commune d’Epierre. 

D’emblée, St Alban a pris l’initiative de proposer un regroupement des deux RPI avec une construction dans les Verneys, éliminant Epierre d’office de la réflexion.

St Georges a exprimé son désaccord sur ce site. Pour plusieurs raisons :

-      d’une part  l’éloignement trop important de ses hameaux comme « Les Guilles » ou les « Villards », la mauvaise situation  de ce secteur, etc…

-      d’autre part le refus sans discussion de prendre en compte la proposition de St Georges qui dispose d’un terrain avec tous les avantages.

-      et enfin la proximité et la concurrence avec la rénovation de l’école d’Epierre pour les élèves de St Léger et St Pierre de Belleville.

 

Il a été écrit que vous auriez refusé d’aller  au Chef-lieu de St Alban, alors que les autres communes auraient été d’accord, car vous voudriez une école sur St Georges ? Cela aurait entrainé une scission avec reprise du projet dans les Verneys entre St Alban et St Léger, alors que St Pierre se prononçait pour aller à Epierre ?

A l’occasion d’une réunion à St Alban, on nous a sorti du chapeau un projet au Chef-lieu de St Alban avec l’aval du conseil municipal de St Léger, alors qu’on nous avait dit qu’il n’y avait pas de possibilité à cet endroit, et que St Léger ne voulait pas « monter ».

Nous n’avions jamais refusé d’en discuter, mais nous avons émis des réserves et des doutes :

-      des doutes sur le fait que les élèves de St Léger montent sur les Hurtières, en ayant l’école d’Epierre rénovée à proximité.  Idem pour St Pierre de Belleville. On notera quand même que ces deux communes avaient rejeté une éventuelle construction à St Georges, à 3 mn de la proposition de St Alban.

-       des réserves car notre projet au Reposet à st Georges n’a même pas été évoqué alors qu’il aurait été bien moins coûteux.

 

Alors, d’après vous, quelle serait la solution ?

Je pense qu’il faut partir du besoin en matière scolaire sur c secteur, et qu’il faut tenir compte de la réalité géographique et économique de ce secteur.

La logique voudrait que St Léger et St Pierre de Belleville se rassemblent avec Epierre, puisque leur regroupement existant semble poser problème.  Et que les deux communes des Hurtières  maintiennent une école sur le plateau, car c’est l’avenir  de ce plateau qui se pose avec l’existence d’une école à ce niveau.

 

Ce n’est pas ce que veut l’Etat ?  Que dit-il de cette situation ?

En ce qui concerne l’Éducation Nationale, je dirais que son but c’est de récupérer des postes et de rassembler au maximum. Avec, bien sûr, une panoplie d’arguments  dits « pédagogiques ».

Pour ce qui est des représentants de l’Etat, on a l’impression que tout ce qui peut être un point d’appui pour les fusions de communes est soutenu, même si c’est peu cohérent. Un exemple : Epierre, pourtant partie prenante des projets, n’a été invitée qu’une seule fois aux réunions en sous-préfecture, et encore à ma demande insistante. Alors qu’il est pourtant évident que si une fusion devait se faire, on ne pourrait exclure Epierre !

Si cette vague de fusion devait s’accentuer, ce que je ne souhaite pas, les Hurtières ont la possibilité d’être une entité viable, du, moins pour un temps et selon les circonstances nationales. La division des Hurtières, dont une partie pencherait vers Epierre, et St Georges vers Aiguebelle, ce qui n’est pas admissible, renforce la position de l’Etat de vouloir une seule commune à la place de la communauté de communes existante.

En effet, une récente circulaire adressée par le Ministère de l’Intérieur aux Préfets rappelle « l’impossibilité de créer une commune nouvelle dans l’année précédent les élections municipales  (…/…) »  mais que « le développement des communes nouvelles est une priorité pour le gouvernement. (…/…) » Suit un rappel de toutes les incitations financières accordées pour un temps à ces communes nouvelles.

  Question : beaucoup disent que c’est inéluctable et que c’est l’avenir ?

Vaste sujet ! Ce que je crois, et j’ai toujours milité dans ce sens, c’est que la coopération intercommunale, notamment sur des projets, est indispensable. Et que les centres de décisions doivent rester au plus près des citoyens.

Les thuriféraires du regroupement à outrance ont souvent une grande soif de pouvoir, pouvoir paradoxalement souvent laissé à la technocratie et à bureaucratie, veulent le moins de contestation possible, donc être loin des électeurs.

Toutes les difficultés financières des communes, leurs difficultés de gestion, tout cela est organisé pour inciter à déléguer à d’autres mais en perdant progressivement toute possibilité d’action locale.

  Pour en revenir à l’école, que va t-il se passer?

St Georges va faire tout son possible pour maintenir un RPI sur le balcon des Hurtières. Contrairement à St Léger qui peut aller sur Epierre, nous n’avons pas le choix. Mais ce serait  une erreur grave de conduire St Georges à réaliser seule une école, et un gaspillage anormal d’argent public.

Et si on imagine une seule commune à la place de la comcom actuelle : l’aménagement de ce territoire conduirait à maintenir une école sur le plateau des Hurtières.

Alors je garde espoir que la raison l’emporte. Les combats perdus sont ceux qu’on ne mène pas.

 

Travaux en forêt 2017 : subvention régionale

Pour une opération de dégagement de semis naturels feuillus, en futaie régulère, ou intervention sylvicole en futaie irrégulère (parcelles 4-9):

Montant des travaux : 6860 € HT

Subvention de la Région Auvergne-Rhône-Alpes : 2058 €

Remise en pâture des "Hauts de La Minière"

Par délibération du 02/09/2016, le Conseil Municipal a  confirmé son souhait de participer à l'extension de l'association foncière libre de propriétaires (AFLP) existante, et de confier à cette association l'étude de cette extension sur les "Hauts de La Minière" dans un secteur où la commune est majoritairement propriétaire.

Le dossier terminé a été expliqué lors de la réunion de l'association avec la municipalité le 24 août 2017. Il devrait être adopté par le prochain Conseil Municipal du 22/09/2017.

En PJ le rapport élaboré sous la responsabilité de MM PASCAL T., BRUNET A. et BOUVIER D.

Projet d'école intercommunale : document récapitulatif

Ce document a été adressé aux élus, aux représentants de l'Etat et aux administartions concernées par les projets d'école sur les Hurtières.